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Négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité

Published Tuesday May 09 2017

 

New York, le 9 mai 2017

 

Intervention de M. Olivier Maes

Représentant permanent adjoint du Luxembourg

 

 

Messieurs les co-présidents,

Je vous remercie pour tous les efforts que vous déployez afin de faire avancer la réforme du Conseil de sécurité, et pour le papier de réflexion que vous avez continué de développer. Je me permets d’intervenir brièvement à titre national, en réaction à la question que vous avez soulevée au cours de la discussion de ce matin, et qui a été commentée notamment par le Représentant permanent de l’Inde, au sujet du résultat des travaux accomplis dans le cadre des négociations intergouvernementales au cours des deux sessions passées, sous les présidences successives de l’Ambassadeur Courtenay Rattray de la Jamaïque et de l’Ambassadeur Sylvie Lucas du Luxembourg. Mes propos iront largement dans la même direction que ceux de l’Ambassadeur Rattray à l’instant.

Messieurs les co-présidents,

Les éléments de convergence circulés le 12 juillet 2016 ont été mentionnés par nombre de délégations hier et aujourd’hui.

La décision prise par l’Assemblée générale le 27 juillet 2016 est claire : elle mandate la poursuite des négociations intergouvernementales sur la base du résultat des travaux des sessions précédentes ; je cite la version anglaise de cette décision : « building on (…) the positions of and proposals made by Member States, reflected in the text and its annex circulated on 31 July 2015, and using the elements of convergence circulated on 12 July 2016 to help to inform its future work ».

A notre avis, il n’est pas utile de se focaliser sur le statut des documents ainsi mentionnés dans la décision de l’Assemblée générale de juillet 2016. Ce qui est clair, à nos yeux, sur la base de notre expérience de l’année dernière, c’est que les éléments de convergence circulés en juillet de l’année dernière n’ont pas été contestés quant à leur substance lors des travaux de la 70ème session de l’Assemblée générale. Cet acquis doit donc être préservé, et il faudrait éviter de rouvrir des questions qui ont été traitées à suffisance à ce stade. Focalisons plutôt nos efforts sur les questions qui n’ont pas encore débouché sur des convergences claires entre les positions des différents Etats membres et groupes d’Etats membres.

A défaut d’une telle approche, nous risquons de faire de ce processus un éternel recommencement, un processus dans lequel on revient chaque année à la case départ. Il y a dans ce processus, il faut bien le dire, une part inévitable d’ambiguïté, une ambiguïté qui se doit d’être créative. Une clarification s’imposera certainement à terme, dans la phase finale de la négociation. A ce stade, nous ne pouvons que rappeler les très sages paroles du grand mémorialiste français, le cardinal de Retz : « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ».

 

Je vous remercie.

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