Advanced search

News > Development Cooperation and Humanitarian Affairs > Politique de la Coopération au développement et de l'acti...

Politique de la Coopération au développement et de l'action humanitaire

La coopération luxembourgeoise — Stratégies et principes

La coopération luxembourgeoise au développement se place résolument au service de l’éradication de la pauvreté, notamment dans les pays les moins avancés. Ses actions se conçoivent dans l’esprit du développement durable compris dans ses aspects sociaux, économiques et environnementaux - avec l’homme, la femme et l’enfant en son centre.

Ces actions s’inscrivent prioritairement dans la mise en œuvre - d’ici 2015 - des objectifs du millénaire pour le développement. Ainsi les principaux secteurs d’intervention de la coopération relèvent du domaine social : la santé, l’éducation, y compris la formation et l’insertion professionnelles et le développement local intégré. Les initiatives pertinentes dans le domaine de la microfinance sont encouragées et appuyées, que ce soit au niveau conceptuel ou au niveau opérationnel.

D’un point de vue géographique, la coopération luxembourgeoise poursuit, par souci d’efficacité et d’impact, une politique d’intervention ciblée dans un nombre restreint de pays partenaires. Six des dix pays partenaires de la coopération luxembourgeoise dont le choix est primordialement orienté par l’indice composite sur le développement humain du PNUD, se situent en Afrique subsaharienne. La coopération avec ces pays se distingue par un sens aigu du partenariat avec les autorités et les collectivités. Cet esprit de partenariat, complété par le souci de l’appropriation des programmes et projets par les bénéficiaires, préside à la mise au point de programmes pluriannuels de coopération, les PIC (programmes indicatifs de coopération).

En termes d’aide publique au développement (APD), la coopération luxembourgeoise se place depuis l’an 2000 dans le groupe des cinq pays industrialisés qui consacrent plus de 0,7 pour cent de leur revenu national brut à la coopération au développement. En 2008, l’APD s’est chiffrée à quelque 283,4 millions d’euros, soit 0,92 pour cent du RNB. Comme par le passé, cette APD sera mise en œuvre par les instruments de la coopération bilatérale, de la coopération multilatérale, de l’appui aux programmes et de la coopération avec les ONG de développement.

En parallèle, la coopération luxembourgeoise est activement impliquée dans la discussion autour et la définition de nouveaux standards d’harmonisation et de qualité de l’aide internationale au développement. Elle a fait siennes les conclusions de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide – appropriation, harmonisation, alignement, résultats et responsabilité mutuelle – adoptée en mars 2005.

L’aide publique au développement du Luxembourg comprend par ailleurs un important volet d’assistance humanitaire qui se comprend dans le cadre plus large de la gestion civile des crises et peut être déployée à ce titre en cas de catastrophes naturelles, de même que dans des situations post-conflits, à partir de l’arrêt des violences armées jusqu’à la reprise des activités de coopération au développement.

La politique du Luxembourg en matière de coopération au développement et d’assistance humanitaire se caractérise depuis plus de quinze ans par un effort constant et progressif, tant en quantité qu’en qualité, au bénéfice des populations les plus démunies. Elle est l’expression d’une solidarité internationale affirmée et confirmée et constitue en tant que telle un important vecteur de l’action extérieure du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg.