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New York - Représentation permanente du Luxembourg auprès des Nations Unies >



Dernières nouvelles

  • Journée internationale des enfants soldats (12 février 2015) Communiqués 12/02/15

    La journée internationale des enfants soldats est célébrée le 12 février en l’honneur de l’entrée en vigueur à cette date du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés en 2002. On estime qu’actuellement encore quelque 300.000 enfants sont enrôlés comme soldats soit dans des troupes gouvernementales, soit dans des groupes armés.

    A l'occasion de la journée internationale des enfants soldats, le Luxembourg souhaite réitérer son engagement de longue date en faveur de la protection des enfants dans les conflits armés.

    Le Luxembourg, qui a ratifié le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés en 2004, œuvre à la ratification universelle de cet instrument juridique important qui interdit la participation directe d'enfants dans les hostilités. Le Luxembourg a de même été parmi les signataires de la première heure des Principes et Engagements de Paris, adoptés en 2007 à la conférence ministérielle "Libérons les enfants de la guerre", et aujourd’hui endossés par 105 Etats. Il est également le premier pays à avoir endossé les lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés.[...]

  • Réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies : Intervention des pays du Benelux (Belgique – Pays-Bas – Luxembourg) Communiqués 11/02/2015

    "Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

    Monsieur le Président des négociations intergouvernementales,

    Je tiens à vous remercier pour la tenue de cette réunion qui nous donne l’occasion d’échanger des idées sur la meilleure façon d’organiser les travaux relatifs à la reprise des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. J’ai l’honneur, comme vous l’avez dit, de m’exprimer au nom des pays du Benelux, à savoir les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique.

    Tout d’abord, Monsieur l’Ambassadeur Rattray, nous voudrions vous souhaiter la bienvenue dans vos nouvelles fonctions de président des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. Nous sommes persuadés que vous pourrez poursuivre l’excellent travail accompli par votre prédécesseur, l’Ambassadeur Tanin d’Afghanistan, et faire progresser ces négociations intergouvernementales vers une nouvelle étape. [...]"

  • Débat public du Conseil de sécurité : Protection des civils en période de conflit armé Communiqués 30/01/2015

    Intervention de S. E. Mme Sylvie Lucas, Représentant permanent du Luxembourg: 

    "Monsieur le Président,

    Permettez-moi de remercier le Chili pour l’organisation de ce débat public sur la protection des civils et pour avoir choisi de mettre l’accent sur les besoins spécifiques des femmes et des filles dans les situations de conflit armé et après un conflit.

    Le Luxembourg souscrit pleinement à la déclaration de l’Union européenne.

    L’année 2015 verra coïncider plusieurs rendez-vous importants. L’examen de haut niveau sur la mise en œuvre de la résolution 1325 et l’examen de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin seront sans conteste les événements marquants de l’année pour faire progresser l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. Deux autres évaluations importantes auront lieu cette année. Elles concernent les opérations de paix de l’ONU et l’architecture de consolidation de la paix. En termes de protection des civils, tous ces examens doivent permettre d’identifier des pistes pour améliorer nos moyens d’action. Pour cela, il est impératif que les conclusions et recommandations de ces examens distincts mais complémentaires soient coordonnées afin de créer un effet de synergie.[...]"

  • Réunion informelle de l'Assemblée générale pour discuter des craintes d'une montée de la violence antisémite à travers le monde Communiqués 22/01/2014

    Intervention de S.E. Mme Sylvie Lucas, Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies:

    "Monsieur le Président,

    Le Luxembourg s’associe pleinement à la déclaration de l’Union européenne.

    Je remercie à mon tour le Président de l’Assemblée générale d’avoir convoqué la présente séance, alors que nous nous apprêtons à commémorer, en cette fin janvier 2015, le 70ème anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, et à marquer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah. Je remercie les intervenants qui m’ont précédée, en particulier Monsieur Bernard-Henri Lévy, pour leurs réflexions sur l’urgence et les moyens de contrer la montée de la violence antisémite à travers le monde. [...]"

  • Débat public du Conseil de sécurité : "Un développement sans exclusion pour le maintien de la paix et la sécurité internationales" Communiqués 19/01/2015

    Intervention de S.E. Mme Sylvie Lucas, Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies :

    "Monsieur le Président,

    [...] A l’aube du Sommet mondial de 2015, l’interdépendance entre les trois piliers des Nations Unies, la paix et la sécurité, le développement durable et les droits de l’homme et l’état de droit n’est plus à démontrer. Au cours de notre récent mandat au Conseil de sécurité, nous avons cherché à promouvoir une approche intégrée, fidèles à notre conviction profonde que la paix et la sécurité ne sauraient être garanties sans développement, sans protection des droits de l’homme ni sans gouvernance démocratique. Mon pays s’engage depuis longtemps en faveur du développement, d’un développement durable, sans exclusion. Nous continuons ainsi de consacrer 1% de notre revenu national brut à la coopération au développement, en appuyant des programmes de coopération notamment dans les secteurs sociaux, l’éducation et la santé, afin d’aider nos pays partenaires à favoriser le développement inclusif de leurs sociétés. [...]

    La communauté internationale est de plus en plus consciente de la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des conflits, à la pauvreté, à la discrimination, à l'exclusion, à l’absence de l’état de droit, pour ne citer que celles-là. Nous le voyons dans ce débat aujourd’hui au Conseil de sécurité, comme dans les travaux intergouvernementaux en cours au niveau de l’Assemblée générale, qui visent à établir un programme de développement durable pour l’après-2015. Nous nous en félicitons. Pour ma part, je voudrais me concentrer sur deux aspects de ce débat: la consolidation de la paix après les conflits et la prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des jeunes.

    La consolidation de la paix est un effort de longue haleine, qui doit mobiliser l’ensemble des forces vives des pays et régions concernés et bénéficier d’un appui cohérent et à long terme de la communauté internationale. Et les efforts de consolidation de la paix n’auront d’impact durable que s’ils contribuent à la mise en place de processus politiques sans exclusive et s’ils favorisent l’éclosion d’institutions nationales compétentes et redevables à l’égard de leurs citoyens. Les situations en République centrafricaine et au Soudan du Sud nous ont, parmi d’autres, montré que le risque de résurgence d’un conflit est hélas élevé si tel n’est pas le cas et les causes profondes d’un conflit ne sont pas traitées de façon adéquate. [...]"

  • Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’attaque terroriste contre le journal français Charlie Hebdo Communiqués 07/01/2014

    Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus fermes l’attaque terroriste barbare et lâche contre le siège du journal français Charlie Hebdo, à Paris, France, le 7 janvier 2015, causant la mort de nombreux journalistes, membres des médias et personnels associés ainsi que de deux policiers.

    Les membres du Conseil de sécurité condamnent fermement cet acte terroriste intolérable ayant pris pour cible des journalistes et un journal.

    Les membres du Conseil adressent leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au Gouvernement français.

    Les membres du Conseil insistent sur la nécessité de traduire en justice les auteurs de ces actes de terrorisme.

    Les membres du Conseil réaffirment qu’il est impératif de combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies, les menaces que les actes de terrorisme font peser sur la paix et la sécurité internationales, et rappellent que tous les actes de terrorisme sont des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motivations et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils sont commis.

  • Vote sur le projet de résolution sur la situation au Moyen-Orient : Explication de vote du Ministre Jean Asselborn Communiqués 30/12/2014

    Intervention de S.E. Monsieur Jean Asselborn, Ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg :

    "Monsieur le Président,

    En juillet de l’année dernière, après trois années de statu quo, l’administration américaine avait arraché un accord sur la reprise des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens. Nous avions tous repris espoir. Neuf mois plus tard, malgré d’intenses tractations et les efforts inlassables du Secrétaire d’Etat John Kerry, les négociations aboutirent une nouvelle fois dans une impasse. A l’été 2014, ce fut de nouveau la guerre, avec le bombardement acharné de Gaza pendant plus de cinquante jours. Le cessez-le-feu conclu le 26 août a mis un terme aux affrontements, mais les négociations en vue de la levée du blocus de Gaza sont toujours au point mort. On a aussi assisté à des tensions dangereuses sur l’esplanade des Mosquées, à la poursuite effrénée de la colonisation, à des cycles de vengeance entre extrémistes avec à la clef le risque réel d’une nouvelle Intifada. Les récents tirs de roquettes de Gaza ont illustré, une nouvelle fois, la volatilité de la situation en l’absence d’horizon politique.

    L’heure est venue de créer cet horizon politique. L’heure est venue de prendre des mesures audacieuses et concrètes pour parvenir à une paix juste et durable. Israël a le droit de vivre en paix et en sécurité. Mais il est évident à nos yeux que la sécurité de l’Etat d’Israël dépendra de la création à ses côtés d’un Etat de Palestine souverain et démocratique, d’un seul tenant et viable, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. La solution à deux Etats est la seule solution qui soit juste, à la fois politiquement et moralement. Il n’y a pas d’alternative.

    Monsieur le Président, 

    En votant aujourd’hui en faveur du projet de résolution présenté par la Jordanie au nom du Groupe arabe, le Luxembourg a voté en faveur de la solution à deux Etats : deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Nous avons voté en faveur d’une solution dont nous nous sommes faits l’avocat tout au long de notre mandat au Conseil de sécurité, une solution qui figure de façon constante parmi les priorités de notre politique étrangère. Nous avons voté en faveur d’un règlement de paix qui réponde aux aspirations légitimes d’Israël et de la Palestine. [...]

  • Vote du Conseil de sécurité sur un projet de résolution sur le processus de paix au Proche-Orient Communiqués 30/12/2014

    Dans ce projet de résolution, présenté par la Jordanie au nom du Groupe arabe, le Conseil de sécurité était notamment invité à fixer le cadre d’un règlement, avec des paramètres clairs et un calendrier précis, afin de parvenir à une paix juste et durable entre Israël et la Palestine. 

    A l’issue du vote, le projet de résolution n’a pas pu être adopté. Il y avait huit votes en faveur (Argentine, Chili, Chine, France, Jordanie, Luxembourg, Russie et Tchad). Les Etats-Unis et l’Australie ont voté contre ce projet de résolution, tandis que la Lituanie, le Nigéria, la République de Corée, le Rwanda et le Royaume-Uni se sont abstenus. 

    Texte du projet de résolution tel que mis au vote

  • Security Council Press Statement on Somalia Communiqués 26/12/2014

    The members of the Security Council strongly condemn the attack on 25th December against the African Union Mission in Somalia (AMISOM) Halane Base Camp, perpetrated by Al Shabaab, which has caused numerous deaths including of three AMISOM soldiers and a civilian contractor.  The members of the Security Council extended their condolences to the families of the victims, to AMISOM, and to the people and Government of the Federal Republic of Somalia.  They deplored Al Shabaab’s actions against a base of AMISOM, which is working alongside the Federal Government of Somalia, and the Somali National Army, to protect the Somali people and to assist in the reconstruction and stabilization of Somalia.

     

    The members of the Security Council paid tribute to the swift response of AMISOM and members of the Somali National Security Forces in responding to this attack.

     

    The members of the Security Council reaffirmed that terrorism in all its forms and manifestations constitutes one of the most serious threats to international peace and security, and that any acts of terrorism are criminal and unjustifiable regardless of their motivation, wherever and whenever and by whomsoever committed. [...]

  • Séance d’information publique du Conseil de sécurité sur la situation en République populaire démocratique de Corée Communiqués 22/12/2014

    Intervention de S. E. Mme Sylvie Lucas, Représentant permanent du Luxembourg : 

    "Monsieur le Président,

    Je voudrais entamer mon propos en vous remerciant d’avoir bien voulu prendre les dispositions nécessaires pour que la situation en République populaire démocratique de Corée soit inscrite formellement à l’ordre du jour du Conseil et pour que cette séance d’information publique puisse se tenir, à la demande de dix Etats membres du Conseil, dont mon pays, le Luxembourg. Je remercie le Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, ainsi que le Sous-Secrétaire général aux Droits de l’homme, Ivan Šimonović, pour leurs exposés sur la situation en RPDC et ses conséquences pour la paix et la sécurité internationales.

    Au cours de la dernière décennie, la République populaire démocratique de Corée s’est employée méthodiquement à bafouer le droit international, à saper le régime de non-prolifération nucléaire et à défier les décisions du Conseil de sécurité. Au mépris des obligations internationales qui lui incombent, la RPDC a procédé depuis 2006 à divers essais nucléaires et balistiques. Elle a refusé d’engager un dialogue constructif avec la communauté internationale et elle continue de proférer régulièrement des menaces de frappes nucléaires. Cette attitude attise les risques de conflit et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Nul ne peut le contester.

    Mais il y a plus, et tout aussi grave. La République populaire démocratique de Corée viole gravement, depuis plusieurs décennies, et sur une échelle inégalée, les droits les plus élémentaires de sa population. C’est ce que documente avec méthode, rigueur et transparence le rapport accablant publié le 7 février dernier par la Commission mise en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour enquêter sur les droits de l’homme en RPDC. [...]"

  • Séance de synthèse des travaux du Conseil de sécurité au mois de décembre 2014 Communiqués 22/12/2014

    "Monsieur le Président, [...]

    Au cours du tout premier mandat du Luxembourg au Conseil de sécurité, nous nous sommes efforcés de ne pas perdre de vue que derrière chaque point à l’ordre du jour, et derrière les statistiques figurant dans les rapports du Secrétaire général, il y a des êtres humains, des destins individuels qui sont directement affectés par les conséquences de notre action comme de notre inaction. Siéger au Conseil de sécurité représente de ce fait une responsabilité particulière, une lourde responsabilité. Cette prise de conscience a guidé notre action à tout moment et plus particulièrement dans le dossier syrien. La situation en Syrie, qui ne cesse de se détériorer, représente malheureusement la faillite la plus retentissante de la communauté internationale au regard des buts et principes énoncés par la Charte des Nations Unies. L’acharnement du régime syrien à réprimer toute contestation, l’essor subséquent du terrorisme et les divergences persistantes entre les grandes puissances ont empêché toute solution politique à ce stade, plongeant la population syrienne dans un calvaire interminable. Dans ces conditions difficiles, nous avons essayé d’œuvrer pour garantir le droit des populations affectées à l’assistance humanitaire. Le travail effectué conjointement, d’abord avec nos amis australiens, puis aussi avec nos amis jordaniens en vue d’améliorer la situation des populations civiles et l’accès humanitaire, s’est traduit par l’adoption de la déclaration présidentielle du 2 octobre 2013, puis des résolutions 2139, 2165 et 2191. Le mécanisme pour l’aide transfrontalière et à travers les lignes de conflit, mis en place par la résolution 2165 et renouvelé pour un an par la résolution 2191, a fait ses preuves. Nous espérons qu’une montée en puissance des efforts de la communauté internationale permettra d’atteindre encore plus de personnes dans le besoin. En parallèle, nous voudrions saisir cette occasion d’appeler de nouveau les parties au conflit, en particulier les autorités syriennes, à assumer la responsabilité de protéger leur population, de cesser les violations du droit international humanitaire et les violations et abus des droits de l’homme. Nous les appelons en particulier à mettre fin aux violations et abus commis contre des millions d’enfants, en donnant suite aux recommandations concernant la Syrie adoptées le 26 novembre dernier par le Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés. Il ne faut toutefois pas se leurrer : à défaut de solution politique au conflit syrien, il ne pourra pas être mis fin à la tragédie qui frappe le peuple syrien. Nous espérons que l’année prochaine sera déterminante à cet égard et que les efforts entrepris par l’Envoyé spécial Staffan de Mistura permettront d’ébaucher une sortie de crise. [...]

  • Débat public du Conseil de sécurité sur le terrorisme et la criminalité transfrontalière Communiqués 19/12/2014

    Intervention de S.E. M. Jean Asselborn, Ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg :

    "Monsieur le Président, [...]

    Nous assistons à une évolution profonde de la menace terroriste. En témoigne le fait que des groupes terroristes cherchent à contrôler des pans entiers de territoires. Ce fut le cas au nord du Mali avec des groupes tels que Al-Qaida au Maghreb islamique. C’est encore en partie le cas en Somalie avec Al-Shabaab. Et c’est certainement le cas en Irak et en Syrie avec Daech. Dans tous les cas, il y a des liens forts entre ces groupes terroristes et des éléments de la criminalité organisée, que ce soit au niveau du financement, de l’équipement ou de l’utilisation de réseaux de trafics illicites, notamment les trafics de ressources naturelles, que ce soient les minerais, le charbon de bois ou le pétrole.

    Ce qui doit nous préoccuper au plus haut point, c’est le fait que le crime organisé transfrontalier accroît l’espace stratégique dont les terroristes disposent pour opérer. Criminels et terroristes peuvent avoir des motivations différentes, mais ils se retrouvent largement dans leur méthode, leur façon d’opérer. Criminels et terroristes prospèrent là où l’Etat est faible ou absent, ce qui est le cas dans de nombreuses zones frontalières, comme par exemple au Sahel. Criminels et terroristes profitent de l’instabilité et des conflits. Ils profitent de l’économie de la guerre et ont donc un intérêt particulier à prolonger les conflits. Criminels et terroristes cherchent à déstabiliser les autorités étatiques établies, au niveau central et au niveau décentralisé, non seulement par la violence, mais également par la corruption des institutions de l’Etat, en particulier des institutions sécuritaires et de l’appareil judiciaire. Au niveau opérationnel, sur le terrain, les criminels et les terroristes visent de plus en plus directement les Missions mandatées par le Conseil de sécurité, qui ne sont pas toujours outillées pour contrer cette menace.

    Dans certaines régions, le terrorisme a été en mesure de se renforcer en s’alliant à des réseaux criminels, qui prospèrent grâce à l’argent généré par la traite des personnes, les trafics d’armes, de drogues et de ressources naturelles. Cette menace transnationale exige une réponse coordonnée aux niveaux international, régional et national, une meilleure coopération et une assistance accrue aux Etats confrontés à cette double menace. [...]"

  • Lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière: Adoption de la résolution 2195 (2014) Communiqués 19/12/2014

    Le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 2195 (2014) sur le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

    Texte de la résolution adoptée (en anglais).

  • Séance d’information du Conseil de sécurité sur les activités du Comité 1737 (Iran) Communiqués 18/12/2014

    Intervention de M. Olivier Maes, Représentant permanent adjoint du Luxembourg :

    "Monsieur le Président,

    Je souhaite, comme d’autres avant moi, remercier le Représentant permanent de l’Australie, l’Ambassadeur Gary Quinlan, pour son exposé. Je le félicite, ainsi que toute son équipe, pour l’excellent travail réalisé au cours de ces deux années à la Présidence du Comité créé par la résolution 1737. J’exprime également l’appréciation de ma délégation au Groupe d’experts indépendants créé par la résolution 1929 pour son précieux concours aux travaux du Comité des sanctions.

    Bien que le dernier cycle de pourparlers entre l’Iran et le Groupe des E3+3 n’ait pas débouché le 24 novembre dernier sur le résultat espéré, nous voulons croire qu’une avancée décisive sur la voie de la résolution du dossier nucléaire iranien reste possible. La nouvelle prorogation, cette fois-ci de sept mois, du Plan d’action conjoint offre l’occasion de porter à son terme l’effort de rapprochement considérable entrepris, de part et d’autre, depuis plus d’un an. La reprise des négociations, hier, à Genève, entre l’Iran et le Groupe des E3+3, constitue à cet égard un développement encourageant.

    Mais alors que les négociations reprennent, et en l’absence d’un accord portant sur un règlement global du dossier nucléaire iranien, les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité continuent de s’appliquer dans leur intégralité. Les obligations qui incombent aux Etats membres en vertu de ces résolutions demeurent, elles aussi, pleinement en vigueur. [...]"

  • Situation in the Central African Republic: Statement by the President of the Security Council (S/PRST/2014/28) Communiqués 18/12/2014

    The Security Council takes note of the final communiqué of the High-level meeting on the Central African Republic (CAR) held under the auspices of the Secretary-General in New York on 26 September  2014. The Security Council also takes note of the conclusions of the 6th meeting of the International Contact Group on the CAR held in Bangui on 11 November 2014, which requests the International Mediator in the CAR crisis, President Denis Sassou N’Guesso of the Republic of Congo, in line with his authority under the Transitional National Charter, to extend the transition by six months, up to August 2015, given that the election date of February 2015 was no longer technically feasible.

    The Security Council recalls that the stabilization of the security situation is first and foremost the responsibility of the CAR stakeholders and reiterates its appeal to all parties and stakeholders, particularly the leaders of the ex-Seleka and anti-Balaka groups, as well as all other armed groups, to immediately and permanently lay down their arms, to release all children from their ranks, and to embark upon the path of dialogue as the only viable means towards achieving lasting reconciliation and peace, and an essential condition for the successful implementation of the mandate of the UN Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the CAR (MINUSCA).

    The Security Council reiterates its call upon the Transitional Authorities to take concrete action, with the full, effective and equal participation of women, towards an inclusive and comprehensive political dialogue and reconciliation process at the local and national levels; preparation for the elections; the fight against impunity; formulation and implementation of a disarmament, demobilization, reintegration and repatriation strategy, including children formerly associated with armed forces and groups; and the rebuilding of effective State institutions, including through security sector reform. [...]

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