Recherche avancée

New York - Représentation permanente du Luxembourg auprès des Nations Unies > News > Les femmes jouent un rôle crucial dans la lutte contre la... >

Les femmes jouent un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté – Journée mondiale de la femme 2014

Publié le samedi 08 mars 2014

À l’occasion de la Journée mondiale de la femme, célébrée le 8 mars, la Coopération luxembourgeoise attire l’attention sur la situation des femmes dans le monde, et en particulier dans les pays en développement et rappelle son engagement pour l’amélioration de la condition féminine.

Malgré les progrès réalisés à ce niveau au cours des années, un décalage important subsiste encore entre les hommes et les femmes, notamment en terme de développement humain. Dans les pays en développement, les femmes rencontrent souvent plus d’obstacles que les hommes sur le marché du travail; lorsqu’elles sont rémunérées, elles perçoivent très souvent un salaire inférieur pour le même travail; elles sont majoritaires dans l’économie informelle et elles ne peuvent prétendre à l’égalité avec les hommes en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la propriété, et aux autres moyens de production. De même, elles sont souvent exclues des processus de prise de décision. Dans le milieu rural, elles font la plupart du travail pour subvenir aux besoins alimentaires alors qu’elles ont souvent peu d’accès et moins de droit à la terre, à l’eau, au financement ou aux formations qui sont si importantes pour garantir la sécurité alimentaire. De plus, il importe de préciser que dans les situations de conflit de par le monde, notamment en Afrique subsaharienne ainsi qu’en Asie Centrale et du Sud, les femmes et les enfants sont souvent disproportionnellement affectées par la violence et autres conséquences néfastes de ces crises.

Les femmes jouent un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté. Si l’on veut un jour parvenir à éradiquer la pauvreté, la faim et les maladies, il est indispensable d’améliorer la situation de ces femmes et de les intégrer pleinement dans le processus de développement. En règle générale, ce sont en effet les femmes qui gèrent les revenus du ménage en «bon père de famille», veillant à la santé de la famille, à l’éducation et à la scolarisation des enfants. Bonnes gestionnaires, elles sont les clientes les plus fiables des institutions de microfinance.

En 2012, la Coopération luxembourgeoise a élaboré une stratégie axée sur le «Genre» qui constitue un document d’orientation permettant aux acteurs de cette coopération d’intégrer la dimension genre / égalité des genres et autonomisation des femmes dans les outils stratégiques de la Coopération luxembourgeoise (stratégies sectorielles, accords-cadres avec agences multilatérales, programmes indicatifs de coopération, documents de projets et de programmes, etc.). Son approche opérationnelle consiste à appuyer les organisations multilatérales actives au niveau de l’égalité hommes/femmes et de l’autonomi­sation des femmes; encourager les projets, notamment ceux d’ONG, et appuyer des actions de sensibilisation ayant comme objectif primordial l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. En outre, les partenaires bilatéraux de la Coopération luxem­bourgeoise, notamment l’agence LuxDev, sont tenus d’évaluer l’impact de leurs interventions pour ce qui est de la dimension du genre.

Dans le cadre de sa politique d’aide au développement pour l’année 2013, la Coopération luxembourgeoise a mis en œuvre et soutenu des programmes et projets dans les domaines de l’autonomisation économique des femmes, de la scolarisation des filles, de la lutte contre la violence basée sur le genre, de la lutte contre les mutilations et excisions génitales féminines, de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et du soutien des femmes atteintes du VIH/SIDA. Dans le cadre des projets d’aide humanitaire, une attention particulière a été portée aux projets et programmes visant la protection et le soutien des groupes particulièrement vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Retour