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MINUK : Débat du Conseil de sécurité

Publié le mardi 19 novembre 2013

Le Conseil de sécurité a tenu un débat sur la Mission Intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), auquel les Premiers Ministres du Kosovo et de la Serbie ont participé.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Sylvie Lucas a déclaré que les élections municipales du 3 novembre, les premières à se tenir sur l’ensemble du territoire du Kosovo en vertu de la loi kosovare, se sont déroulées dans le calme pour la plupart des municipalités et que la participation y avait été globalement satisfaisante. En revanche, elle a condamné les incidents ponctuels qui se sont déroulés à Mitrovica-Nord et a souhaité que le second tour permette de conclure le scrutin dans la sérénité.  Elle a rappelé que la tenue des élections dans les municipalités du nord est un des points clefs du « Premier accord de principe régissant la normalisation des relations » entre Belgrade et Pristina, conclu le 19 avril 2013 à Bruxelles. Pour Mme Lucas, le processus de normalisation doit impérativement être accompagné par la poursuite énergique des réformes visant à garantir la primauté de l’état de droit au Kosovo.  Elle a également réitéré la condamnation, dans les termes les plus fermes, par le Luxembourg de l’attaque perpétrée le 19 septembre dernier contre un convoi d’EULEX, qui a coûté la vie à un officier des douanes de la Mission.

Mme Lucas a estimé que le dialogue entre les autorités à Pristina et à Belgrade, facilité par l’Union européenne, continuera de produire des résultats tangibles, comme le démontre l’accord sur les questions de l’énergie et des télécommunications, conclu le 8 septembre.  Elle a invité les deux parties à poursuivre la mise en œuvre de l’accord du 19 avril en ce qui concerne les douanes, la police et la justice. La Représentante permanente a estimé qu’à mesure que la perspective européenne de la Serbie et du Kosovo se concrétisera, la présence des Nations Unies sera moins déterminante. Pour Mme Lucas, l’heure est venue de tenir compte de ses nouvelles réalités dans l’approche de la communauté internationale, y compris dans l’approche du Conseil de sécurité, et d’adapter, à moyen terme, la présence de la communauté internationale sur le terrain.

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