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Négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité

Publié le lundi 06 février 2017

New York, le 6 février 2017

 

Intervention de S.E. M. Christian Braun

Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg

au nom des pays du Benelux (Belgique – Pays-Bas – Luxembourg)

 

 

Messieurs les co-présidents, chers collègues,

Je vous remercie de me donner la parole. Comme vous l’avez dit, j’ai l’honneur d’intervenir au nom des trois pays du Benelux : la Belgique, les Pays-Bas et mon propre pays, le Luxembourg.

Nous vous remercions pour la tenue de cette première réunion des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité dans le cadre de la 71ème session de l’Assemblée générale. Nous vous réitérons nos félicitations pour votre nomination à la présidence des négociations intergouvernementales. Nous avons pleine confiance dans votre capacité à mener à bien le mandat que le Président de l’Assemblée générale vous a confié. Sachez que vous pourrez compter sur notre plein soutien dans vos travaux.

 

Messieurs les co-présidents,

Dans votre lettre du 9 janvier dernier, vous nous avez invités à faire des commentaires généraux sur la façon dont nous envisageons la poursuite des négociations au cours de cette session.

Je serai bref, sachant que, de façon générale, nous sommes favorables à une approche qui se concentre sur la substance de la réforme du Conseil de sécurité. Les questions de procédure ont été traitées de façon suffisamment détaillée par le passé, en particulier quand l’Assemblée générale a défini le mandat des négociations intergouvernementales, il y a déjà près de neuf ans de cela.

A nos yeux, les négociations de cette année devraient se baser sur la décision prise par l’Assemblée générale le 27 juillet dernier (décision 70/559), en tenant compte des progrès qui ont été réalisés en particulier lors des deux dernières sessions de négociations intergouvernementales. En d’autres termes, nous ne partons pas de zéro. « We are not starting from scratch ». Nous avons des bases sur lesquelles nous pouvons travailler et progresser. Nous pensons en particulier au texte et à son annexe circulés le 31 juillet 2015, qui reflètent bien les positions et propositions de la plupart des Etats membres, et aux éléments de convergence circulés le 12 juillet 2016.

Le document de juillet 2016 liste les points sur lesquels les positions des Etats membres convergent, sur deux des cinq questions clefs de la réforme du Conseil : (1) la relation entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, et (2) la taille d’un Conseil élargi et les méthodes de travail du Conseil.

Compte tenu des progrès réalisés sur ces deux questions clefs, à ce stade, il conviendrait de concentrer les efforts sur les trois autres questions clefs de la réforme : (1) les catégories de membres, (2) la représentation régionale, et (3) la question du veto ; cela en vue, là aussi, de faire émerger des convergences entre les positions et propositions des différents Etats membres et groupes d’Etats membres.

Nous sommes réalistes. La tâche ne sera pas aisée. Les trois questions clefs que je viens de mentionner sont très sensibles. Mais nous estimons que les négociations peuvent progresser en suivant l’approche adoptée l’année dernière. Nous encourageons les différents groupes d’Etats membres à se parler, à dialoguer et à essayer d’identifier des points sur lesquels leurs positions convergent ou pourraient converger, dans un esprit de flexibilité et de compromis. Et nous sommes prêts à soutenir tout effort visant à rapprocher les positions. Seul un tel engagement des Etats membres, conjugué au travail des présidents des négociations intergouvernementales, permettra de progresser vers la réforme du Conseil de sécurité.

Dans le contexte des défis que l’ordre international connaît aujourd’hui, il est à nos yeux nécessaire et urgent de faire progresser la réforme du Conseil de sécurité, afin de rendre le Conseil plus largement représentatif, plus performant et plus transparent, ce qui accroîtra encore son efficacité, la légitimité de ses décisions et la qualité de leur mise en œuvre. Il en va de la crédibilité et du bon fonctionnement des Nations Unies au service d’un multilatéralisme efficace. Ce sujet, le multilatéralisme efficace, est en effet d’une actualité brûlante.

 

Je vous remercie.

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