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Séance plénière de l’Assemblée générale des Nations Unies - Question de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres et questions connexes

Publié le mercredi 27 juillet 2016

New York, le 27 juillet 2016

 

Intervention de S.E. Mme Sylvie Lucas

Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg

 

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Permettez-moi de faire quelques remarques au moment où la 70ème session de l’Assemblée générale s’apprête à conclure son examen de la question de la réforme du Conseil de sécurité.

Je voudrais tout d’abord vous remercier, Monsieur le Président, pour votre confiance et votre appui tout au long de cette session. Ce fut un honneur de présider en votre nom les négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. Quand vous m’avez confié ce mandat en octobre de l’année dernière, je mesurais la difficulté de la tâche ; je la mesure encore mieux aujourd’hui.

Mes remerciements vont aussi aux Etats membres et aux groupes d’Etats membres qui ont participé de manière constructive à nos réunions et qui ont répondu à mon invitation en se prononçant sur la substance de la réforme du Conseil de sécurité et en identifiant les points de convergence avec les positions d’autres Etats membres ou groupes d’Etats membres.

Le 30 octobre dernier, devant cette Assemblée, je m’étais engagée à faire de mon mieux pour faire progresser les négociations sur la réforme du Conseil. Nos réunions cette année ont permis de discuter de toutes les questions clefs de cette réforme : les catégories de membres, la question du veto, la représentation régionale, la taille d’un Conseil de sécurité élargi et les méthodes de travail du Conseil, et la relation entre le Conseil et l’Assemblée générale.

Les interventions des Etats membres lors de nos réunions et les références qui y ont été faites aux positions des Etats membres reflétées dans le texte et l’annexe distribués le 31 juillet 2015 ont permis de faire émerger des éléments de convergence sur deux des cinq questions clefs que je viens de mentionner : la relation entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, et la taille et les méthodes de travail d’un Conseil élargi.

Je suis convaincue que ces éléments de convergence distribués le 12 juillet dernier par le Président de l’Assemblée générale seront utiles pour la suite des négociations, en gardant à l’esprit que la réforme du Conseil ne saura être qu’une réforme globale, qui traite des cinq questions clefs.

Pendant cette session, j’ai tâché d’être à l’écoute de tous les Etats membres. J’ai travaillé en toute indépendance et de façon impartiale pour promouvoir un environnement propice au progrès des négociations. Si nous avons pu continuer de progresser sur la voie de la réforme du Conseil de sécurité, ne serait-ce qu’un tant soit peu, c’est grâce à l’engagement et à la coopération de tous mes collègues et de leurs équipes.

Beaucoup reste à faire pour réaliser la réforme du Conseil de sécurité. Les enjeux sont de taille, mais si les Etats membres s’engagent et négocient de bonne foi, la réforme n’est pas impossible. La réforme est possible. Elle est plus que jamais nécessaire, pour la crédibilité et l’efficacité des Nations Unies.

 

Je vous remercie.

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