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62e session de la Commission de la condition de la femme

Publié le lundi 12 mars 2018

Seul le discours prononcé fait foi

New York, le 12 mars 2018

Intervention de Madame Lydia Mutsch

Ministre de l’Egalité des Chances

 

Luxembourg

 

Madame la Présidente,

Permettez-moi tout d’abord à m’associer aux orateurs qui m’ont précédée pour vous féliciter pour votre élection à la Présidence de cette 62ème session de la Commission de la condition de la femme, session dont vous conduirez les travaux, j’en suis convaincue, avec adresse et diligence.

Le Luxembourg s’associe pleinement à la déclaration de l’Union européenne.

Mon pays a réalisé des progrès vers une égalité de fait entre hommes et femmes : le taux d’emploi des femmes augmente, avec 5,4%, l’inégalité salariale a atteint un niveau historiquement bas, le pourcentage des femmes dans la prise de décision économique et politique évolue de manière positive et le nombre d’hommes bénéficiant du congé parental a triplé au cours des douze derniers mois.

Les réformes récentes, englobant l’introduction de quotas en politique, la prolongation du congé de paternité et l’option pour un système d’imposition individuelle portent donc leurs fruits et rapprochent le Luxembourg de son objectif de rechercher un juste équilibre entre hommes et femmes à tous les niveaux.

Ces progrès nous encouragent à affronter les nombreux défis qui subsistent au Luxembourg comme partout dans le monde : nous devons préparer nos jeunes au monde du travail de demain et doter en particulier les jeunes filles des compétences nécessaires dans les domaines des sciences, des technologies, des mathématiques et de la recherche.

Il est crucial d’emmener 100% de nos talents sur la voie de la transformation digitale, filles ou garçons, qu’ils vivent dans des régions urbaines ou en milieu rural.

 

Mesdames et Messieurs,

La violence à l’égard des femmes et des filles est non seulement une violation des droits humains mais également l’ennemi le plus tenace d’une véritable égalité entre les sexes. Il est de notre devoir de mettre un terme définitif à ce fléau sociétal.

Le Luxembourg a amélioré récemment amélioré son cadre légal pour garantir davantage de sécurité aux femmes et jeunes filles : d’une part en déposant un projet de loi pour ratifier la convention dite d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique et, d’autre part, en renforçant la lutte contre l’exploitation sexuelle par la pénalisation des clients de la prostitution, sous certaines conditions.

En parallèle, nous devons encourager les filles et les femmes à se manifester face aux discriminations et surtout face aux violences qu’elles subissent. Sans tabous et sans craintes à l’instar des mouvements « me too ».

A l’instar de l’année précédente, le ministère des Affaires étrangères et européennes, à travers la Coopération luxembourgeoise, maintient sa contribution volontaire de 1,3 million EUR au budget régulier d’ONU-Femmes en 2018. Le Luxembourg est d’ailleurs le premier Etat à s’engager et à contribuer à la nouvelle phase III du Programme conjoint du FNUAP et de l’UNICEF pour l’abandon de la pratique des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) pour la période 2018-2021.

Sur le terrain, la Coopération luxembourgeoise soutient des projets d’ONU-Femmes au Vietnam (1.010.000 EUR), au Sénégal (1.190.000 EUR) et au Mali (3.950.000 EUR). Notre projet au Mali vise à améliorer en cinq ans les conditions de vie de 25.000 femmes rurales en renforçant leur autonomisation économique et en leur donnant les moyens de développer une agriculture qui résiste aux effets du changement climatique. Ce programme, d’une envergure de 3,95 millions EUR, sera d’ailleurs présenté plus en détail lors d‘un side-event qui aura lieu dans deux jours (14 mars 2018) à la salle de conférence 11 et je vous invite tous à y assister.

Le Luxembourg reste attaché à l’objectif d’ONU-Femmes d’un monde de 50/50 en 2030 et intensifiera ses efforts pour l’atteindre.

 

Je vous remercie de votre attention.

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