64ème session de la Commission du développement social Débat général

New York, le 3 février 2026

Intervention de S.E. M. Olivier Maes Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg

Madame la Présidente,

Le Luxembourg souscrit à la déclaration de l’Union européenne. Permettez-moi d’y ajouter quelques éléments à titre national.
L’année 2026 s’inscrit dans un contexte particulier. En novembre dernier, lors du Deuxième Sommet mondial pour le développement social à Doha, nos chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur engagement en faveur du développement social, en renouvelant les principes de la Déclaration de Copenhague et de son Programme d’action, à travers l’adoption de la Déclaration politique de Doha. En même temps, les Nations Unies traversent une phase de transformation importante, marquée par l’initiative ONU80, une crise de liquidité persistante et l’échéance de l’Agenda 2030.
Dans ce contexte, l’investissement dans le développement social est d’une importance cruciale pour atteindre les Objectifs de Développement durable. Le thème prioritaire de cette année nous donne l’occasion de souligner la nécessité de politiques publiques coordonnées, équitables et inclusives, à même de dépasser les cloisonnements institutionnels et d’assurer une meilleure cohérence entre les politiques économiques, sociales, environnementales et numériques autour d’un objectif commun : ne laisser personne de côté.

Le rapport du Secrétaire général met en avant que la fragmentation des politiques alimente les inégalités existantes et que l’équité et l’inclusion constituent non seulement des valeurs fondamentales du développement social, mais aussi le socle même de la justice sociale. La justice sociale ne peut être réalisée que par une action publique cohérente et coordonnée, notamment dans les domaines des services et de la protection sociale, du travail, du numérique, de la migration et de la réduction des risques de catastrophe, afin d’accompagner équitablement toutes les grandes transitions en cours. Cela doit également s’appuyer sur une compréhension intersectionnelle des inégalités, notamment liées au genre, à l’enfance, au handicap et à la situation des personnes les plus vulnérables.

L’objectif commun de parvenir à la justice sociale et de promouvoir le développement social est indissociablement lié au multilatéralisme et à la solidarité. L’engagement du Luxembourg en faveur de la solidarité internationale se traduit concrètement par le maintien de notre effort de consacrer 1 % du revenu national brut à l’aide publique au développement. Nous portons une attention particulière aux pays les moins avancés et aux populations les plus vulnérables. Le développement social demeure un pilier central de la coopération luxembourgeoise, dont l’objectif fondamental est l’éradication de la pauvreté, notamment à travers la promotion de la formation professionnelle, l’accès aux services sociaux de base, une croissance durable et inclusive, ainsi que l’intégration socio-économique des femmes et des jeunes.

Pour conclure, le Luxembourg réaffirme son attachement à un système multilatéral fondé sur la solidarité et l’inclusion, afin de garantir un développement social juste et durable pour toutes et tous.

Je vous remercie.