Cinquième Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés

Table ronde thématique de haut niveau 1 :

Investir dans le capital humain dans les PMA pour ne laisser personne de côté

 

Intervention du Luxembourg

par S.E. M. Olivier Maes

Représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies

 

Dimanche, le 5 mars 2023, de 14h00 à 17h00, à Doha, Qatar

Thematic Roundtables Hall

 

Chers co-présidents, Excellences,

Je remercie les panélistes et intervenants pour leurs réflexions.

Les Pays les Moins Avancés, ce sont plus d’un milliard de personnes qui subissent l’impact de multiples crises simultanées. La Conférence PMA5 à Doha est l’occasion de nous mobiliser en tant que communauté internationale pour investir dans le capital humain des PMA. C’est indispensable si nous voulons réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 en ne laissant personne de côté. Je voudrais souligner trois points clefs.

Tout d’abord, nous devons mobiliser les financements publics nécessaires pour investir dans les secteurs qui réduisent la pauvreté et augmentent la résilience. Le Luxembourg continue de consacrer 1 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement, dépassant ainsi l’objectif de 0,7 % fixé par les Nations Unies. Conformément au Programme d’action de Doha, le Luxembourg met l’accent sur les PMA : cinq de nos six pays partenaires prioritaires sont des PMA et l’APD que nous consacrons aux PMA est bien supérieure à 0,2% de notre revenu national brut.

Deuxièmement, nous devons inclure le secteur privé, car l’aide publique ne suffit pas pour assurer le niveau de financement requis. C’est pourquoi le Luxembourg appuie des approches financières innovantes et inclusives en utilisant l’expertise de sa place financière, en vue de promouvoir le développement économique durable, une croissance inclusive, et en particulier l’inclusion socio-économique des femmes et des jeunes. Le Luxembourg soutient ainsi plusieurs partenariats public-privé, tels que le fonds ABC, Agri-business Capital, un fonds qui aide à créer des emplois pour les femmes et les jeunes dans les régions rurales les plus pauvres.

Troisièmement, nous devons assurer un développement durable inclusif et équitable pour tous, y compris les plus marginalisés, les communautés indigènes, les personnes handicapées, en suivant une approche basée sur les droits humains, et en menant une action climatique résolue qui permet de générer de nouveaux emplois. Nous devons investir dans les femmes et les filles et garantir l’égalité des sexes et l’autonomisation économique et politique des femmes. Le Luxembourg mène une politique étrangère féministe et notre stratégie de genre imprègne l’ensemble de notre coopération au développement. Nous travaillons ainsi avec nos partenaires des Nations Unies à l’introduction d’obligations de genre (gender bonds). Nous devons investir dans les enfants et les jeunes afin de renforcer leurs capacités en tant qu’acteurs du changement et ainsi aider les PMA à tirer parti du dividende démographique. A cet égard, l’éducation et la santé demeurent nos secteurs d’appui prioritaires.

Vous pouvez compter sur le soutien dévoué du Luxembourg en faveur des populations des Pays les Moins Avancés, aujourd’hui et à l’avenir.

Je vous remercie.